
Bousculé par ses confrères qui lui reprochent son immobilisme et l'opacité de sa gestion, le président de l'union des commerçants du centre ville utilise l'agression dont ont été victimes ses salariées pour justifier sa démission et lancer une dernière attaque contre une municipalité qu'il n'avait pas appelée de ses vœux. Cette démission - qui intervient juste après la décision du Conseil d'État contre l'ancien maire – s’inscrit dans la continuité d’actions répétées de désinformation sur des projets en périphérie d'Evreux, sur lesquels le Maire s'est clairement positionné dès les premières réunions publiques avec les commerçants.
Depuis mars 2008, la politique de la majorité municipale ébroïcienne en matière commerciale est exigeante et attentive à l’écoute de tous les acteurs concernés. Nous œuvrons pour rééquilibrer le développement commercial sur la ville et l’agglomération, en étant très vigilants sur les demandes d’agrandissement des grandes surfaces et la préservation des commerces de proximité. Nous sommes également attentifs à entretenir un dialogue constant via des rencontres régulières avec les commerçants : à plusieurs reprises, le Maire et moi-même avons rencontré les commerçants du centre ville et pu échanger sur leur vision du développement du centre ville et leurs attentes à l’égard de la Municipalité.
C’est également dans ce cadre que le Maire a organisé mardi 23 juin une réunion sur les questions de sécurité sur la promenade de l’Iton, qui relèvent de la police nationale, avec les responsables locaux et en présence de M. Pio, vice-président et président par intérim de l’UCIAL. Celui-ci a demandé une présence plus importante des forces de police à Evreux et déploré l’exploitation des agressions à des fins partisanes par le président démissionnaire. L’Etat, en charge de la protection des citoyens, doit assurer une plus forte présence policière en centre ville. Nous sommes ainsi toujours en attente d’un aboutissement positif à notre demande, formulée en Conseil municipal d’Evreux en mai 2008, d’un renforcement des effectifs de police à Evreux pour compenser notamment le départ des CRS de La Madeleine. Nous demandons que vingt fonctionnaires de police supplémentaires soient affectés à Evreux.
Nous sommes conscients de notre responsabilité pour doper l’attractivité de notre centre-ville. Mais rendre attractive Evreux, c’est l’affaire de tous ! Les commerçants eux-mêmes contribuent à l’image de leur environnement, via la vitrine de leur magasin ou les horaires d’ouverture. Notre démarche est totalement opposée à celle de l’ex-Président de l’Union des Commerçants, qui par ses propos et ses écrits fait peser le risque d’une stigmatisation de tout un quartier au détriment de l’ensemble des commerçants, et dont l’attitude s’oppose clairement à la volonté d’un grand nombre de commerçants du centre ville engagés dans une démarche constructive et volontariste. Une nouvelle équipe au sein de l'UCIAL a ainsi commencé à mettre en œuvre, avec notre appui, des actions d’animation et de promotion pour redynamiser un commerce de centre ville fragilisé par l'ancienne municipalité – laisser-aller sur le stationnement ventouse, absence de plan de déplacements urbains, développement anarchique des commerces en zone franche – et qui subit aujourd’hui de plein fouet la crise économique.
C’est avec cette volonté et en mutualisant les énergies que nous mettons en œuvre le projet que les ébroïciens ont majoritairement choisi en mars 2008 : Dynamiser Evreux en nous appuyant sur celles et ceux qui y vivent, sur celles et ceux qui y travaillent.
Sophie Buquet-Renollaud
Maire adjointe d'Evreux à l'économie locale,
au développement du commerce, de l’artisanat et de l’économie solidaire