Il faut que la résidentialisation soit porteuse d’une véritable plus-value pour les usagers et leur environnement, comme cela a été fait par exemple avec la création de jardins familiaux en pieds d’immeubles et, à ce titre, nous ne pouvons que regretter que les projets présentés par les bailleurs sociaux favorisent moins le « vivre ensemble » que le « chacun chez soi ».
Nous nous inquiétons également de l’impact économique de ces opérations de résidentialisation sur les locataires. Il ne faudrait pas que ces mesures destinées à améliorer les conditions de vie et, d’une façon générale, le vivre ensemble, aboutissent à l’exclusion des plus fragiles économiquement.
Pourtant nous avons le devoir de soutenir les projets, aussi imparfaits soient-ils, qui répondent à une attente légitime de sécurité et de tranquillité, et de retour des habitants à des conditions de vie acceptables dans un environnement fortement dégradé, conditions qui ne sauraient être réservées aux habitations individuelles, aux plus aisés.
La sécurité de nos enfants et la tranquillité des habitants de nos quartiers sont parmi nos premières responsabilités et nos premiers sujets d’attention, ainsi que l’a rappelé le député socialiste de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, à l’origine, avec Elisabeth Guigou, de la loi du 15 mai 2008 visant à mieux encadrer la commercialisation et l’utilisation des mini-quads et mini-motos. Mais sur ce sujet comme sur bien d’autres, les élus socialistes et républicains demandent que soit assuré un équilibre entre prévention et répression, ce qui nécessite ici une obligation de conseil et d’information aux utilisateurs, des possibilités concrètes pour interpeller efficacement les contrevenants, et la mise en oeuvre d’actions préventives, et sur l’ensemble de ces sujets nous saluons le travail effectué par le GIP auprès des habitants, du tissu associatif et des bailleurs sociaux, et également celui des forces de police.
Parce que nous constatons tous les jours que les seules solutions de répression, insuffisantes, et de cloisonnement, qui ne font que déplacer les problèmes, ne peuvent être efficaces, nous souhaitons également qu’aboutissent les différentes démarches menées en vue de permettre une pratique sportive et ludique de 2 roues motorisés dans des conditions sécurisées et respectueuses des autres. Le projet, sur lequel nos élus sont fortement engagés à la ville et à l’agglomération, nécessite la création d’une piste, son usage et son accessibilité sans nuisances pour les habitants, et la mise en œuvre d’actions de sensibilisation, de formation et d’accompagnement.
