Septembre 2011, beaucoup de bruit pour rien, tout ça pour ça, la valse des non événements ou le surréalisme élevé en standard de la réforme… Angoissés, nous attendions en juin une sécheresse qui ravalerait celle de 1976 au rang d’une panne de robinet. Caramba, encore raté ! comme disait le général Alcazar : les grenouilles ont fait la fête pendant deux mois. En observant bien, on pouvait voir leurs bouches déjà bien larges, s’étirer un peu plus à la lecture du plan canicule.
L’été fut pour le moins humide pendant qu’un étonnant soap opéra américano-français sur fond de sexe nous a été distillé quotidiennement pour un dénouement qui n’en n’est pas un. Le gouvernement n’a pas pris de vacances (comme 45% des Français chaque année), du moins pas à l’étranger. A l’exception de quelques désobéisseurs partis se relaxer en Toscane ou en Tunisie. Oui, il fallait bien qu’il travaille d’arrache-pied, ce gouvernement, pour accoucher d’un train de réformes aussi révolutionnaires qu’inattendues.
Il est en effet certain qu’en taxant les sodas et les parcs d’attractions la France augmente de manière significative ses chances de réduire son déficit et surtout de conserver son triple A. L’élève éduqué dans la crainte de la mauvaise note est prêt à répondre à peu près n’importe quoi et s’interdit de dire qu’il ne sait pas, même s’il a bien une petite idée. Trop risqué, il pourrait ne pas être admis dans la classe supérieure.
La crise est partout, responsable de tout ou presque. Pratique. Mais bon, encore faudrait-il que l’on prenne le temps de nous définir cette crise. Est-elle politique, sociale, économique, morale, de nerfs ou d’autorité ? Ou tout à la fois peut-être. Pourvu qu’elle ne soit pas cardiaque ! Une crise devrait nous faire progresser. Dans le cas contraire, le gâchis et la perte de temps sont au rendez-vous. C’est l’expérience récente d’un soubresaut d’autoritarisme local qui m’autorise cette affirmation. L’averse est passée qui nous aura rappelé le bon usage du parapluie. Continuons alors à cheminer sous le soleil.
Le soleil, cette énergie aussi renouvelable que celle qui anime Aviron en cette rentrée 2011, aura malgré tout contribué à sa manière au fleurissement de notre commune. Mais c’est surtout le travail et la créativité de bon nombre d’entre vous qui la fit fleurir. J’adresse un grand coup de chapeau à nos deux employés municipaux (Arnaud & Jean) et un bravo à vous tous jardiniers avironnais ! Chaque année est plus fleurie que la précédente, à tel point, et sans vouloir anticiper, qu’il n’est pas impossible que nous décrochions la récompense d’une première fleur pour Aviron.
Et puisque d’Aviron il est question, sachez que les travaux de la mairie vont bon train. Cependant nous sommes contraints d’envisager le déplacement du monument aux morts. Ce qui nous donnera l’occasion de repenser sa mise en valeur dans notre espace communal. Nous le ferons à l’occasion d’une cérémonie particulière le 24 septembre à 11 heures sur le parking de la salle polyvalente.
Peut-être que d’ici là, Fukushima aura cessé de fumer, qu’on aura retrouvé un colonel libyen caché au fond d’un puits en train de s’attabler devant un plat de sauterelles, que les indignés d’Espagne et d’ailleurs seront reconnus dans leur dignité, que la rigueur sera redevenue une qualité humaine plutôt qu’une menace économique pesant sur les plus pauvres et que l’on appliquera des règles d’or sans avoir besoin de modifier ce qui fonde notre démocratie.
D’ici là, chers amis, nous prendrons le temps de nous retrouver et d’échanger pour continuer à tisser ensemble les ficelles de nos différences.
Dites-le à vos voisins, écoutez-les aussi, ils ont sûrement des choses à dire !
Claude Béhar