Réactions primaires

Primaires PS : la carte de France du voteEpisode I : les ronchons

Tout a été dit ou presque sur les élections primaires organisées par une partie de la gauche. D’abord ce processus a été ridiculisé à outrance par les ténors de la droite (à la vue courte), que cela relevait d’une cuisine interne, que c’était une star académie de gauche, ou encore master chef avec des vieilles recettes et des produits périmés.
L’UMP et ses représentants ont littéralement pilonné la démarche avant même qu’elle ne se mette en œuvre à coup d’éléments de langage sortis tout droit du château... Les mêmes mots, les mêmes phrases dans toutes les bouches de l’UMP et gare à celui qui oserait faire œuvre d’objectivité en positivant cette initiative. L’ironie, le mépris et la caricature ont confiné au symptôme de jalousie mal dissimulée à l’annonce du nombre de participants.

Je ne suis pas encarté au PS, mais cela ne m'empêche pas de reconnaître que ce fut une bonne idée. 

Ce fut une bonne idée car ceux qui sont allés voter y sont allés pour de vraies bonnes raisons citoyennes avec pour seul enjeu un choix supplémentaire, un choix démocratique.

Les misérables calculs d’apothicaire de Jean François Copé qui a passé son temps sur tous les médias à clamer que la parole avait été confisquée, ne peuvent en rien entamer le constat que nous faisons tous. Effectivement, si cet événement politique a pris une place importante dans les médias et pas seulement en France, c’est bien parce qu’il revêt un intéret singulier. Il s’agit bien d’un tournant démocratique, il y aura désormais un avant et un après primaires.

Episode II : les mauvais joueurs

Le deuxième tour est passé avec le résultat que l’on connaît. Là encore avec une participation très importante. La droite classique remet le couvert en défouraillant son arsenal de mépris et de caricatures frisant l’irrespect envers les personnes. La mauvaise foi domine.

Ils se grandiraient en admettant la réalité : oui, c’est bien joué de la part de la gauche, oui l’organisation d’élections primaires ouvertes sur des critères de sensibilité politique de droite ou de gauche constitue une avancée démocratique. Mais à quoi bon en organiser à droite où le candidat ne prend même pas la peine de se déclarer tant il est évident pour lui et bon nombre de polisseurs de mocassins de son entourage que la seule candidature envisageable est la sienne.

Encore une fois, les phrases toutes prêtes sont déversées à tire-larigot et chacun y va d’un bon mot, d’une formule faite pour être retenue. Réactions fébriles et épidermiques, la droite s’agace et s’énerve. Allez-y, le terrain des radios, des télés et des journaux est libre, lâchez-vous, agitez-vous messieurs, voilà longtemps que vous ne me (nous)faites plus rire.

Quelques jours ont passé et nous avons entendu hier Xavier Bertrand, tel un représentant en miel sanitaire, confesser que, après tout, ce ne serait peut-être pas une si mauvaise idée d’organiser des primaires à droite en 2017… Dont acte et… Dites-le à vos voisins !!!

Claude Béhar
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